
AGRO -INDUSTRIE SOUVERAINETE ALIMENTAIRE: LES SOLUTIONS DU SECTEUR PRIVE
Fiscalité courageuse, investissements dans l'énergie ; financement à un coût raisonnable… les mécènes africains ne manquent pas d'idées pour remporter la bataille de la production et de la transformation locales.
La crise liée au Covid-19, et maintenant avec la guerre en Ukraine, une unanimité se dégage chez les africains : compter sur soi-même dans une approche ''consommons ce que nous produisons''. Convaincu, le patron de Coris Bank financeur du secteur agricole burkinabè, parie sur l'essor de la production et de la transformation locales. Une (r)évolution qui doit permettre de relever un défi posé de longue date, au Coeur de l'actualité dans un contexte difficultés d'approvisionnement et d'inflation du prix des matières premières comme dans le panier de la ménagère : la conquête de la souveraineté alimentaire.
Alors que la flambée des denrées de base est partie pour durer, le continent se trouve plus que jamais à un tournant
Le continent fait venir de l'étranger près de 85 % de sa nourriture chaque année, et les importations alimentaires doivent représenter une facture de 110 milliards de dollars par an d'ici à 2025 selon la Banque Africaine de Développement (BAD).
Pour assurer l'essor du secteur agricole, professionnaliser la formation sur l'ensemble de la chaîne est crucial. La formation est cruciale pour la bonne utilisation des engrais, la maîtrise des techniques d'irrigation, pour préparer la réponse aux effets du changement climatique ou encore pour respecter les normes sanitaires… Formé des professionnels sur l'ensemble de la chaîne, ingénieurs agronomes, experts en sécurité alimentaire, responsables qualité, logisticiens.
Source : Jeune Afrique /N° 3113 / juin 2022